Inde: le Groupe Lafarge à l'épreuve du développement durable

Inde: le Groupe Lafarge à l'épreuve du développement durableQuatre ans après son ouverture en 2006 dans le Meghalaya, un petit Etat du nord-est de l'Inde, la gigantesque mine de calcaire de Lafarge est en sommeil. Pour combien de temps encore ? La Cour suprême indienne devrait se prononcer sur sa réouverture dans les jours qui viennent. En février, elle avait ordonné l'arrêt provisoire de l'exploitation, jusqu'à ce que le groupe français présente de nouvelles garanties pour protéger la biodiversité du site, des forêts et empêcher la dispersion de sédiments vers le fleuve. La mise en sommeil coûte 3 millions de dollars (2,3 millions d'euros) chaque mois à Lafarge, sans parler des critiques des organisations non gouvernementales et d'une partie de la population tribale pour ses lacunes en matière de développement local. En 2006, Lafarge parlait volontiers de prouesse diplomatique et technique concernant ce site industriel pharaonique situé à cheval entre l'Inde et le Bangladesh, qui avait nécessité un investissement de 275 millions de dollars. Un tapis roulant de 17 km de long, qui se faufile entre les collines boisées, peut transporter jusqu'à 6 000 tonnes de calcaire par jour vers la cimenterie construite de l'autre côté de la frontière, là où les ressources en gaz, indispensables à la production de ciment, sont abondantes. En 1997, le projet avait remporté le soutien financier de la Banque asiatique de développement (BAD) et de l'International Finance Corporation (IFC), filiale de la Banque mondiale, au nom du développement de cette région enclavée. Mais un rapport confidentiel rédigé en 2008 par une mission de la BAD, et auquel Le Monde a eu accès, pointe des irrégularités. A commencer par le manque de transparence dans l'acquisition ou les droits d'exploitation des terres appartenant aux populations tribales. 'La mission estime que l'utilisation d'un intermédiaire n'est pas très transparente et qu'il est probable qu'elle ne soit pas conforme à la politique de la BAD en matière de gouvernance', relève Kai Schmidt Solau, membre de la mission, dans son rapport final.... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

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