Adoptez les bons gestes pour une "Green Saint Valentin" !

Adoptez les bons gestes pour une "Green Saint Valentin" !

Fleurs, bijou, dîner romantique : adoptez les bons gestes pour une "Green Saint Valentin" !
 
47 % des Français déclarent fêter la Saint-Valentin : chaque année la fête des amoureux nous incite à se creuser la tête pour trouver un cadeau original pour notre cher(e) et tendre. Pourtant sur le podium des cadeaux les plus offerts à cette occasion, trois grands classiques : le bouquet de fleurs (22%), le diner au restaurant (19%) et le bijou (8%).

Cadeaux  agréables certes, mais qui ne sont pas sans conséquence sur l’environnement
 
Acheter un bouquet de 25 roses aurait le même impact en termes d’émissions de Gaz à effet de serre que de parcourir 20 kilomètres en voiture!

Nous nous sommes penchés sur l’impact carbone du cadeau préféré des Français  le 14 février : le bouquet de roses rouges, qui, s’il fait toujours plaisir, n’est ni très original ni très écolo.

La rose est la fleur dont la culture se développe le plus sur le plan mondial, principalement aux Pays-Bas, en Espagne, en Israël et au Kenya. En France, seuls 300 hectares sont alloués à la culture de la rose, principalement dans le Var.

L’hiver, les millions de boutons offerts à travers l'Europe proviennent à 70% du Kenya  où les roses sont produites et coupées. Elles sont ensuite envoyées vers la bourse aux fleurs d'Amsterdam, par avion. Achetées par de grandes enseignes avec la mention ‘made in Hollande’, elles sont réexpédiées en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Etats-Unis ou en Russie, en avion encore : cela représente  570 à 1580 g de CO2 émis par tonne de roses et par kilomètre.

Notons que la rose néerlandaise est encore plus impactante car elle est produite sous des serres chauffées et éclairées 24h/24 ! Ainsi au total, malgré le transport, une rose kenyane émet 0,355 kg de C02 contre 0,670 kg pour une rose néerlandaise.

Un rapide calcul pour les Français romantiques : environ 1 million de bouquet de roses sont offerts ; à raison de 20 roses par bouquet nous estimons le nombre de roses offertes pour la Saint Valentin à 20 millions. Comme 70% d’entre elles viennent du Kenya, on peut estimer leur impact carbone à  près de 9 000 tonnes de CO2.

Outre l’impact carbone, les fleurs Kényanes sont produites de manière peu écologique notamment à cause de l’utilisation de pesticides qui engendrent des risques sanitaires. Ces pesticides empoisonnent l’eau et par conséquent la faune, la flore ainsi que les habitants. Les roses, très consommatrices d’eau, assèchent notamment peu à peu le lac Naivasha.
 
Dites-le avec des fleurs… bio !
 
Un peu plus difficile à trouver, les fleurs biologiques garantissent un impact minimisé sur l’environnement, avec une production sans pesticides, sans engrais chimiques et sans OGM.
On peut également les choisir équitable  avec des roses labellisées Max Havelaar, cultivées selon les règles du commerce équitable.
 
Les bijoux éthiques, meilleurs amis de la femme… et de la nature !
 
Si comme 8% des Français vous optez pour un bijou, prenez en compte les éléments suivants.

La production mondiale d’or par an s’élève à 2000  tonnes. Et celle-ci n’est pas sans conséquences : conditions sociales des mineurs souvent déplorables, exploitation des ressources naturelles par les grandes compagnies minières, pollution au cyanure et au chlore (substances utilisées pour séparer l’or des impuretés) des sites.

Après le coton, le chocolat ou le café, le commerce équitable tente de convertir l’or. Pour gâter votre bien aimé vous pouvez vous fier aux joailliers réunis au sein de l’association « RJC » (responsible jewellery council). Boucheron, Cartier, Chopard ou encore Piaget, membres du RJC, s’engagent à respecter les droits de l'homme, les pratiques sociales et environnementales et cela d'une manière transparente et responsable dans l'industrie de la mine et du commerce de détail.

Par ailleurs, en 2010, a été labellisé pour la première fois de l’or équitable par le certificateur FLOCERT ; ce label garantit une production  « où composants chimiques et produits contaminants sont bannis du processus d’extraction ».
 
Restaurant : évitez la note carbone trop salée !
 
Au restaurant, choix de produits frais et de saison, cuisine artisanale et locale sont autant de solutions pour diminuer l’impact carbone d’un dîner en tête à tête. A condition de s’y rendre en utilisant un moyen de transport doux (et romantique ?). Nous développerons ce sujet plus précisément dans un prochain sujet !
 

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